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La Contre-Révolution vs La Gouvernance Mondiale

Cahiers de doléances 1789 : Escroquerie, truquages des Francs-maçons

Cahier-Doleances

Dès son apparition, la Maçonnerie a inoculé ses poisons à la France entière, par le canal de ses Loges partout édifiées. De même en 1789 c’est partout à la fois qu’elle a donné à la Révolution l’impulsion première.

 

Il importerait donc à un haut degré de faire des recherches, dans toutes les provinces, sur les modes de diffusion des idées révolutionnaires en 1789. Il n’y a pas le moindre doute à avoir : ceux des Français fidèles au double culte du Christ et de la Patrie qui se livreraient à ces investigations par où l’étude du passé éclaire les chemins de l’avenir,

 

– ceux-là, certes, accompliraient une œuvre suprêmement utile. En outre, leurs efforts seraient bien vite et partout récompensés, car partout ils retrouveraient la trace d’agitateurs sournois et hypocrites, comme ceux que MM. Augustin Cochin et Ch. Charpentier ont découverts dans leur magistrale enquête sur La Campagne électorale de 1789 en Bourgogne. 

En 1888, M. Auguste Carion avait publié à Lyon (Librairie Vitte) une excellente brochure : La Vérité sur l’Ancien Régime et la Révolution. Nous y trouvons ce passage qui entre dans l’ordre d’idées si heureusement développé par MM. Charpentier et Cochin : « Il se trouve dans certains cahiers (des doléances du Tiers-Etat en 1789), écrit M. Carion, des propositions où perce l’esprit révolutionnaire. M. Taine donne l’explication de ce fait. Des avocats, des procureurs, des notaires de petites villes avaient écrit de leur chef des doléances et, présenté ces cahiers au chef-lieu du baillage, sans avoir même assemblé la communauté pour lui en donner lecture. » (Voir Taine, l’Ancien Régime, p. 519 ; Carion, La Vérité sur l’Ancien Régime, p. 68.)

 

 

Examinant les cahiers de doléances du Tiers-État conservés aux archives du département des Hautes Pyrénées, M. Ricaud a recherché comment chaque commune avait rédigé le sien, et il trouve que ces cahiers n’ont nullement été rédigés par les communes.

 

« Voici d’abord, dit-il, les cahiers d’Argelès-Bagnères et de Bonnemazon. Au premier instant, on remarque que ni l’un ni l’autre n’a été composé dans le village dont il exprime les doléances. L’un et l’autre, en effet, sont conçus dans les mêmes termes et écrits presqu’entièrement de la même main. Cela indique une commune origine ; car il est impossible que ces deux villages, séparés par une distance assez considérable et sans rapports de voisinage, aient eu les mêmes idées, en même temps que deux écrivains, pour les exprimer dans les mêmes termes et avec la même écriture. De plus, l’auteur des deux pièces avait laissé des blancs pour qu’on y insérât le nom du village, celui des députés qui seraient nommés, ainsi que la date du jour où la communauté se réunirait pour signer son cahier et choisir son mandataire… » (La Bigorre…. pp. 12, 13.)

 

Dans les Hautes-Pyrénées, huit ou dix villages voisins déposèrent parfois le même cahier écrit sur le même papier avec la même écriture, tandis que pour d’autres groupes de localités, les paysans se bornaient à recopier des formules générales qu’on leur avait données. » (La Bigorre…, pp. 12,13)

 

Ci-après, nous préciserons les moyens employés pour couler tous les Cahiers électoraux de 1789 dans le même moule. En attendant, bornons-nous à dire que des faits entièrement semblables à ce qui s’est passé à Argelès ont été observés dans les régions les plus diverses et que ces faits dénoncent une même main partout occupée à la même œuvre : la conquête de la future Assemblée Nationale par la Maçonnerie.

L’Enquête de MM. Cochin et Charpentier.

  1. Cochin ( nous avons précédemment parlé des lumineuses découvertes de M. Cochin, en ce, qui concerne les Sous-Maçonneries du XVIIIe siècle : Sociétés de Lecture et Sociétés Académiques.) et Charpentier ont donné une remarquable vue d’ensemble sur le complot maçonnique qui a rempli la France de ses menées hypocrites durant les six premiers mois de 1789 .

 

« En 89 (écrivent-ils) la nation paraît se lever d’elle-même, agir de son propre mouvement, sans rien devoir aux talents ni à l’autorité de personne… (Le peuple) s’assemble sans être convoqué, signe des requêtes sans qu’on sache d’où elles viennent, nomme des députés sans avoir entendu de candidats, se soulève sans suivre personne.

 

Et pourtant cette armée sans officiers manœuvre avec un ensemble étonnant : on voit les mêmes démarches se faire au même moment dans les provinces que séparent mœurs, intérêts, dialectes mêmes, sans parler des douanes et des mauvais chemins. En novembre 1788 toute la France demande le doublement du Tiers aux Etats ; en janvier 89 le vote par tête ; en mars, toute la France envoie aux Etats des doléances si semblables qu’on les croirait rédigées sur le même canevas, par le même pamphlétaire philosophe : car les paysans, eux aussi, parlent philosophie dans leurs cahiers, pour rester à l’unisson. Au milieu de juillet, au moment de la Grande Peur , toute la France se croit menacée par des brigands et prend les armes ; à la fin du mois, toute la France se rassure : il n’y avait pas de brigands. Mais la garde nationale était sortie de terre en cinq jours, elle obéissait au mot d’ordre des clubs, et les communes restent armées.

 

Et ce ne sont là que les grandes étapes du mouvement : même ensemble dans les détails. Si on voit une commune signer une requête au roi, « ce nouveau Henri IV » et à M. Necker, « notre Sully », on peut être sûr de trouver les habitants de telle autre commune, à l’autre bout du royaume, occupés à rédiger la même requête précédée du même compliment.

Les Français d’alors semblent obéir à une sorte d’harmonie préétablie qui leur fait faire les mêmes actes et prononcer les mêmes paroles partout en même temps ; et qui connaît les faits et gestes de tels bourgeois du Dauphiné ou de l’Auvergne, sait l’histoire de toutes les villes de France au même moment.

 

Ainsi, dans cette singulière campagne, tout se passe comme si la France entière obéissait au mot d’ordre du mieux monté des partis, et on ne voit pas de partis…. Il y avait un complot. Comment et par qui fut-il formé ?… (A. Cochin et C. Charpentier, La Campagne électorale de 1789 en Bourgogne, Paris, 1904, pp. 5,6, 7. – Etude parue dans l’Action Française.)

 

Le F*** Jouaust a par avance répondu à cette question de Cochin et Charpentier – en ce qui concerne la Bretagne – quand il a écrit ces lignes que nous avons déjà citées mais qu’il est nécessaire de reproduire ici :

 

« L’ensemble, jusqu’alors incompris, avec lequel toutes les villes de Bretagne se soulèvent pour agir au même instant, dans le même but, s’explique facilement par la correspondance incessante des Loges si nombreuses dans cette province. » (Le Monde Maçonnique – décembre 1859, p. 479.)

 

  1. Cochin et Charpentier parlent de «tels bourgeois » qui « dans toutes les villes de France, au même moment », accomplissent les mêmes besognes. Nous les connaissons, ces bourgeois : en Bretagne, ce sont les FF*** « qui dirigent le mouvement » et qui forment, dit le F*** Jouaust, « la fleur du Tiers-État ». Quant au « parti » mystérieux qui fait faire « partout en même temps les mêmes actes à tous les Français et qui leur fait « prononcer les mêmes paroles partout en même temps », c’est le parti maçonnique dont les meneurs apparents, à cette minute de notre histoire, sont les bourgeois des carrières judiciaires, avocats, notaires, procureurs, etc. La preuve très nette en ressort de la simple lecture des almanachs maçonniques pour 1788 : ils sont remplis d’hommes de robe.

 

Ce sont ces légistes francs-maçons qui ont insinué à toute la France en même temps le mot d’ordre des Loges. (Il y avait alors près de 700 Loges françaises). Pour se convaincre une fois de plus que par exception les FF*** Amiable et Jouaust ont dit vrai, et que « l’influence des Francs-maçons fût prépondérante dans les assemblées primaires et secondaires du Tiers-État pour la rédaction des Cahiers et les choix des élus » (discours du. F*** Amiable au Congrès maçonnique international de 1889), il suffit de voir, avec Taine, « comment les Cahiers du Tiers ont été faits » :

 

« C’est l’homme de loi, dit-il, le petit procureur de campagne, l’avocat envieux et théoricien qui a conduit le paysan. Celui-ci insiste pour que, dans le Cahier, on couche par écrit et tout au long ses griefs locaux et personnels… L’autre, qui suggère et dirige, enveloppe le tout dans les Droits de l’Homme et la Circulaire de Sieyès. » (Taine, L’Ancien Régime, p. .518.)

Or, le F*** Sieyès est l’un des trois demi-dieux des Loges révolutionnaires que le F*** Amiable, au centenaire de 1789, proposait à la vénération de ses Frères !

 

Témoins Oculaires.

Dans toute la France à la fois, des observateurs clairvoyants ont discerné, au début de 1789, les menées des hommes de loi :

 

« Depuis deux mois (écrit au Premier Ministre Necker le marquis de Fodoas, commandant militaire de l’Armagnac) les juges inférieurs, les avocats dont toutes les villes et campagnes fourmillent, en vue de se faire élire aux Etats-Généraux, se sont mis après les gens du Tiers-Etat, sous prétexte de les soutenir et d’aider leur ignorance. Ils se sont efforcés de leur persuader qu’aux Etats-Généraux ils seraient les maîtres à eux seuls de régler toutes les affaires du Royaume, que le Tiers en choisissant ses députés parmi les gens de robe, aurait le droit et la force de primer, d’abolir la Noblesse, de détruire tous ses droits et privilèges, qu’elle ne serait plus, héréditaire… ; que si le peuple les députait, ils feraient accorder au Tiers-Etat tout ce qu’il voudrait, parce que les curés, gens du Tiers, étant convenus de se détacher du Haut Clergé, et de s’unir à eux, la Noblesse et le Clergé unis ensemble ne feraient qu’une voix contre deux du Tiers… Si le Tiers avait choisi de sages bourgeois ou négociants, ils se seraient unis sans difficultés aux deux autres ordres. Mais les assemblées de bailliages et de sénéchaussées ont été farcies de gens de robe qui absorbaient les opinions et voulaient primer sur tout le monde… » (Lettre du Marquis de Fodoas, à Necker, 29 mai 1789 ; citée par Taine, L’Ancien Régime, pp. 518, 519.)

 

Les derniers mots de Fodoas, que nous soulignons, ne sont-ils pas répercutés comme un écho dans le discours du F*** Amiable… « l’influence de nos FF*** fût prépondérante dans les assemblées primaires et secondaires du Tiers-État… » ?

Après l’Auvergne voici la Touraine et le Bordelais :

 

« En Touraine, écrit l’intendant, l’avis de la plupart des votants a été commandé ou mendié. Les affidés mettaient, au moment du scrutin, des billets tout écrits dans la main des votants, et leur avaient fait trouver, à leur arrivée aux auberges, tous les écrits et avis propres à exalter leurs têtes et à déterminer leur choix pour des gens du Palais » (sous-entendu : de Justice), (Lettre de l’intendant de Tours, 25 mars 1789.)

 

« Dans la Sénéchaussée de Lectoure, une quantité de paroisses et de communautés n’ont point été assignées ni averties, pour envoyer leurs cahiers et leurs députés à l’assemblée de la sénéchaussée. Pour celles qui ont été averties, les avocats, procureurs et notaires des petites villes voisines ont fait les doléances de leur chef, sans assembler la communautéSur un seul brouillon ils faisaient pour toutes des copies pareilles qu’ils vendaient bien cher aux conseils de chaque paroisse de campagne. » (Lettre de Lectoure ; citée par Taine, L’Ancien Régime., p. 519.)

 

Les Francs-Maçons n’ont pas changé comme manieurs de pâte électorale : quand on lit les lettres écrites à Lectoure et à Tours en 1789, ne jurerait-on pas qu’on assiste aux maquignonnages électoraux modernes ?

Tout cela serait risible si la pensée ne s’attachait aussitôt à l’immense et effrayant enjeu du bonneteau grotesque où, dans toute la France de 1789 en même temps, les FF*** hommes de loi « filaient la carte » au nez du paysan : l’enjeu, c’était des châteaux par centaines, des terres, des forêts, des biens d’Église à voler ! L’enjeu, c’était des milliers d’êtres humains à « raccourcir » à coups de guillotine en l’honneur de la Sainte Égalité maçonnique ! L’enjeu, c’était le sang de Louis XVI et de Marie-Antoinette que les mêmes Francs-Maçons vont essayer de répandre à Versailles, le 5 octobre 1789, pour obéir au Pouvoir Occulte antichrétien et antifrançais dont ils sont les esclaves souvent inconscients…

 

Les Plans et Moyens.

Si on lit avec des verres antimaçonniques, pour ainsi dire, l’étude de MM. Cochin et Charpentier, on y découvre à chaque page le complot des Loges. Le meilleur éloge que nous en puissions faire, c’est qu’il cadre merveilleusement avec les détails de fonctionnement du complot maçonnique en 1789, tel que le F*** Amiable l’a dépeint avec fierté, au Congrès maçonnique du Centenaire de la Révolution.

 

Reprenons la page de MM. Cochin et Charpentier citée plus haut :

 

« Il y avait un complot. Comment et par qui fut-il formé ? Nous allons essayer de nous en faire une idée en suivant pas à pas les progrès de la Révolution à Dijon et en Bourgogne, pendant les six mois qui ont précédé les Etats-Généraux. (La Camp, élect…, p. 7,)

 

Nous voyons apparaître tout d’abord le rôle instrumentaire de certains personnages qui, loin de mener le branle, furent perfidement menés par le Pouvoir Occulte jusqu’à leur propre perte : les magistrats des Parlements que l’astuce maçonnique avait entraînés en grand nombre dans les Loges.

 

Quand le Roi eût consenti, fin 1788, à la réunion des États-Généraux, « les membres du Parlement de Paris, exilés depuis cinq mois, rentrèrent triomphalement au Palais. Leurs désirs n’allaient pas plus loin ; là aussi finit leur rôle. Il parut alors que ces fiers magistrats n’étaient rien par eux-mêmes et qu’ils servaient sans le savoir d’instruments à des visées plus hardies que les leurs. En effet, ces prétendus meneurs désarmés, leurs troupes continuaient la bataille avec le même ensemble et la même furie. On avait obtenu les Etats-Généraux ; il s’agissait maintenant d’y faire la loi, et la tempête des pamphlets anonymes se remet à souffler de plus belle.

 

L’élection au scrutin, le doublement du Tiers, le vote par tête, telles sont les nouvelles demandes du Tiers (lisons : la Franc-maçonnerie). On le voit, la Révolution levait le masque ; le Parlement assagi tout à coup (lui, plein de FF*** de l’ancienne équipe, de l’ancien bateau !) frémit d’indignation : les exigences du Tiers allaient à… ruiner l’équilibre de l’Etat, à ébranler les colonnes de la Monarchie…

 

Le Roi, sur l’avis de Necker, demanda leur avis aux Notables. Consulter les Notables, c’était reconnaître l’insuffisance des anciennes formes et, chose plus grave, le droit de la Nation à les changer. Ce principe admis, le parti révolutionnaire se chargeait d’en tirer les conséquences.

 

On vit alors un étrange spectacle : à la fin de novembre 1788, des bruits inquiétants circulèrent sur la décision des Notables qui auraient voté contre le doublement du Tiers aux Plats-Généraux. Aussitôt, dans des centaines de villes et de bourgs, le Tiers s’assemble ; et de tous les coins du Royaume arrivent à Versailles des centaines de requêtes conçues dans les mêmes termes et demandant les mêmes choses : élection au scrutin, doublement, vote par tête.

C’est le premier épisode d’une campagne qui ne laissera plus un jour de répit au gouvernement, jusqu’au triomphe du Tiers, à la prise de la Bastille (la grande victoire maçonnique !)

Vers ce temps, dans la ville de Dijon, un groupe d’une vingtaine de personnes se fait remarquer par son grand souci des intérêts du Tiers-Etat. Ce groupe est pourtant très discret… Il n’a pas de nom, pas d’état connu, ne nous fait jamais part de ses réunions ni de ses projets, ne se met jamais en avant et ne risque jamais une démarche publique sans se couvrir de l’autorité d’un corps constitué. Mais comme il est très actif, que rien en fait ne se passe sans lui, que toutes les idées viennent de lui, et qu’il se trouve, on ne sait comment, toujours chargé de les mener à bien ; comme il correspond, enfin, avec beaucoup d’autres groupes de même espèce dans les villes de la province, nous pouvons suivre sa trace sans trop de peine. » (Cochin et Charpentier, La Camp, élect…, pp.. 7, 8, 9.)

 

Les quelques mots soulignés que nous avons ajoutés entre parenthèses à ce texte marquent les étapes du complot maçonnique abrité derrière les FF*** des Parlements – complices inconscients avant d’être victimes – et servi dans les villes de province par ce que le F*** Jouaust appelle « la fleur du Tiers-État ». Comme les groupes qui dirigèrent la Révolution en Bretagne sous l’impulsion des Loges, le groupe de Dijon « se compose de médecins, de chirurgiens, d’hommes de loi surtout, avocats, procureurs, notaires, tous petits bourgeois obscurs, dont plusieurs se firent nommer députés du Tiers aux Etats, mais dont aucun ne laissa un nom…

 

Comme tous les groupes semblables, c’est dans les premiers jours de décembre 1788 que celui-ci commence sa campagne.

 

Il s’agit de faire proposer aux corporations par le maire, puis envoyer au Roi au nom du Tiers-Etat de la ville, la requête dont nous avons parlé. Or, la première condition pour se faire entendre de l’autorité et de l’opinion était de parler au nom d’un corps constitué ; les particuliers ne sont rien alors ; les corps seuls sont écoutés.

 

Les avocats de la cabale font donc réunir leur ordre par le bâtonnier le 3 décembre. L’un des meneurs, Volfius, prend la parole : un grand procès, dit-il, est engagé entre le Tiers et les privilégiés ; toutes les provinces y prennent part ; l’ordre des avocats de Dijon ne peut rester indifférent… Il faut agir, imiter Metz et le Dauphiné, soulever et diriger l’opinion. » (Cochin et Charpentier, La Camp, élect…, pp. 9, 10.)

 

Quand la Maçonnerie, quelques mois plus tard, sera devenue maitresse du pays, son premier soin sera de détruire les corporations qui formaient l’ossature de la France : pour que sa tyrannie pût durer, il était nécessaire en effet qu’il ne subsistât plus aucun organisme vivant en face de l’organisme maçonnique – cet horrible cancer qui va prétendre jouer dans le corps de la nation française le rôle de tous les organes vitaux criminellement extirpés ! Mais, avant de tuer les corporations et précisément pour préparer leur mort, la Maçonnerie les a trompées – partout en France comme en Bourgogne – ainsi que c’est sa fonction de tromper, en attendant qu’elle vole et qu’elle assassine.

 

Le plan du conjuré Volfius est mis à exécution par le comité des avocats dijonnais : on élabore en même temps un projet de requête au Roi et un résumé des démarches à faire pour obtenir l’adhésion de la province.

 

Revenant une fois de plus sur l’universalité du complot, MM. Cochin et Charpentier écrivent : « La requête est semblable pour la forme et pour le fond à celles qui se rédigeaient de la même manière dans toutes les villes du Royaume. » (La Camp, élect…, p. 11).

 

Quand on réfléchit à l’existence de près de 700 Loges en France à cette époque, et quand on se souvient de la remarque du F*** Jouaust sur le soulèvement de toutes les villes de Bretagne à la fois expliqué fort bien, dit-il, par les étroites relations des nombreuses Loges bretonnes, il est impossible de ne pas voir dans le groupe sans nom des bourgeois dijonnais le syndicat d’action révolutionnaire des Maçons de Bourgogne.

Ce syndicat d’action révolutionnaire des Maçons de Bourgogne ressemble d’ailleurs comme un frère au syndicat d’action révolutionnaire formé à Rennes par les Loges de Bretagne, avec trente Maçons au moins sur cinquante membres, écrit le F*** Jouaust.

 

L’hypocrisie maçonnique suinte à travers les lignes de la Requête au Roi rédigée par le comité dijonnais : on y a dosé de la haine âpre mais savamment contenue contre la noblesse et le clergé ; une admiration débordante pour le Tiers ; une pitié déclamatoire pour les misères du peupledont le Tiers maçonnisé veut exploiter les douleurs.

« Et ces idées générales mènent comme partout à quatre demandes précises : le doublement du Tiers ; le vote par tête aux Etats-Généraux ; les mêmes réformes aux Etats de la Province ; et aux élections du Tiers, la défense de nommer un seigneur, ou même un fermier ou un agent d’un seigneur. » (La Camp…, p. 11.)

 

On touche ici du doigt, une fois de plus, la cynique impudence de la Maçonnerie. Dès 1789, la voilà qui coupe et rogne les droits du Suffrage populaire afin d’en fausser les votes a son profit. Cette interdiction aux gens du Tiers de voter pour le fermier d’un seigneur ne fait- elle pas un admirable pendant avec l’interdiction des candidatures multiples, de nos jours ? Et le plus fort, c’est qu’il ne fut jamais interdit – et pour cause – aux députés de la Noblesse acquis au Maçonnisme de passer au Tiers avec armes et bagages !… C’est ainsi qu’à son berceau même l’Égalité maçonnique s’affirme en créant de nouvelles inégalités…

Il faut voir, dans la passionnante brochure de MM. Cochin et Charpentier, quelle tartuferie éminemment maçonnique les conjurés dijonnais ont mise en œuvre pour arriver à faire adopter leur plan et leur requête par toutes les corporations de la ville, successivement !

 

Avant de donner quelques exemples intéressants des tours malhonnêtes qui furent employés dans ce but, citons une profonde remarque de MM. Cochin et Charpentier :

 

« Les « plans » et « moyens » de ces avocats sont plus savamment combinés que simples et naturels. On ne se figure pas ainsi les premiers efforts d’un peuple exaspéré pour rompre ses chaines. Et pourtant ces mêmes « moyens » si compliqués furent employés, au même moment et dans le même but, sur les avis du comité de Dijon, par d’autres groupes semblables d’avocats et de médecins dans une quinzaine de villes de Bourgogne. » (La Camp, élec…, p. 15.)

 

Si nos lecteurs veulent bien se reporter encore une fois à ce que nous avons cité du F*** Jouaust sur les menées maçonniques à Rennes en 1789, comme nous ils concluront que c’est en toute réalité la Maçonnerie qui, dans la France entière, a faussé à son profit les élections aux États-Généraux d’où est sortie la première République, comme elle fausse les élections sous toutes les RépubliquesL.D.

 

B.B. pour royalistes.net

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