Royalistes.Net

La Contre-Révolution vs La Gouvernance Mondiale

Quand l’Éducation nationale ment sur l’Histoire de France à nos enfants

Les consignes dispensées par l’Education nationale aux enseignants en classe de 2nde pour l’année scolaire qui s’achève ( http://goo.gl/D5oJj ), démontrent sans une once d’ambiguïté la volonté délibérée de nos « élites » de formater les esprits de nos enfants. Dictature du mensonge, l’enseignement de l’Histoire de France, et plus particulièrement de la Révolution dite française, confine à l’endoctrinement. Morceaux choisis des recommandations aux professeurs pour aborder la période révolutionnaire…

« Il faut montrer l’enchaînement qui conduit au déclenchement de la Révolution française : la crise d’un système politique et social, qui se manifeste dès le milieu du XVIIIe siècle ». Mensonge historique, lorsque l’on sait avec Gustave Bord (1908) qu’ « il est hors de toute discussion que la société française était gravement malade à la fin du XVIIIe siècle », mais qu’ « aucun historien de bonne foi n’a mis en doute que l’âme du pays ne fût royaliste et croyante. L’Etat ne succombait pas faute de l’aliment nécessaire à son fonctionnement régulier ; le déficit financier n’eut de gravité que parce que les adversaires de la monarchie s’en firent une arme. En réalité le mal, superficiel et passager, n’atteignait pas le gouvernement dans son essence même ; à l’extérieur, la France était puissante et respecté ». L’Education nationale se garde bien d’aborder la question de savoir quels sont les véritables instigateurs de la Révolution.

« Une analyse précise des états généraux de 1789 permet de rendre compte de la crise de la monarchie. La convocation de cette assemblée répond au blocage d’une monarchie française dont l’absolutisme est aujourd’hui relativisé ». Un « absolutisme » aujourd’hui « relativisé » ? Soit une chose et son contraire dans la même phrase, ou comment instiller dans les jeunes esprits l’idée d’absolutisme, la lier à la monarchie tout en s’en défendant… Rappelons avec Jean Sévillia (2003) qu’ « en dépit de tous les travaux d’historiens qui ont profondément renouvelé notre connaissance de la période, nous vivons toujours sur les clichés du XIXe siècle. Au cours de la décennie 1790, la France serait passée de l’absolutisme à la liberté, la Terreur ne constituant qu’un accident de parcours. Malheureusement, cette vision idyllique ne correspond pas à la réalité des faits. »

« La convocation de cette assemblée répond (…) au mécontentement croissant de la population française, manifestation de la « rebellion française » ». Imposture intellectuelle destinée à entretenir l’illusion que la Révolution française correspond à un soulèvement pour et par le peuple, et à rapproche de l’aveu d’une illustre figure révolutionnaire, Camille Desmoulins lui-même, qui dans son « Histoire des Brissotins » (1793) confie : « Nous n’étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 ». Citons, là encore, Jean Sévillia (2003) : « L’élan de 1789 a certes véhiculé des aspirations profondément légitimes. L’égalité devant la loi, l’égalité devant l’impôt, l’égalité devant la justice, l’abolition d’archaïsmes injustifiés, toutes ces réformes que la monarchie n’avait pas su mener à bien, les Français les attendaient. Il n’empêche que (…) dès 1789, ce sont des minorités qui s’emparent du pouvoir et se le disputent. Si bien que le moment fondateur de la République française porte en lui une inavouable contradiction. Conduite au nom du peuple, la Révolution s’est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple. »

Enfin, au nombre des outils participant de la dénaturation profonde de l’Histoire de France, citons encore les « pièges à éviter » selon l’Education nationale : « Faire un panorama trop détaillé de la France d’Ancien Régime et des Lumières. faire un récit chronologique et factuel de la Révolution ». Qu’est-il besoin d’ajouter ? Qu’est-ce que l’enseignement lacunaire doublé d’un refus de respecter l’ordre chronologique naturel des choses, sinon le saccage de cette mémoire collective formant l’esprit critique et donnant toutes les clefs pour ouvrir les yeux de nos enfants ?

Plus que jamais, il importe de lutter contre cette détestable falsification de l’Histoire de France à laquelle s’attèle depuis 200 ans l’Education nationale, à seule fin de conserver à la République cette image usurpée d’une libératrice d’un peuple tyrannisé…

Hugo Brémont

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s