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La Contre-Révolution vs La Gouvernance Mondiale

Prise de la Bastille : légende révolutionnaire – Léon Daudet

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La légende révolutionnaire a commencé par la prise de la Bastille représentée ainsi que le symbole de l’émancipation de la nation française plongée dans les fers par ses tyrans, les rois, qui, en réalité, l’avaient faite et sauvegardée.

Cette affreuse journée a commencé en fait la série des assassinats publics dont il devait être fait, pendant six ans, un si grand usage, les uns opérés par la foule rendue à la sauvagerie de ses instincts, les autres consécutifs à des faux jugements rendus par des tribunaux d’exception, ou plus exactement à des abattoirs, que commandaient les maniaques de la tuerie et dont le représentant type fut Fouquier-Tinville. Un historien pour rire – mais pour rire largement M. Seignobos, a prétendu que c’était le peuple français qui avait créé la France et fait d’elle, sous Louis XIV, la reine de la civilisation.

Certes le peuple français a travaillé, d’un vaste labeur collectif à la vie matérielle de notre pays, à son agriculture, à son armée, à sa culture, à ses monuments, mais à la façon des matelots d’un navire que commandait et dirigeait, suivant les mêmes principes à travers les âges, le roi héréditaire.

Les masses populaires n’entendent rien à la politique, ignorent les leçons de l’Histoire et, si on leur remet le pouvoir, ne savent que le gaspiller et consommer en vagues besognes ou en discussions sans issue. La preuve à l’heure où j’écris en est faite.

La prétendue souveraineté du suffrage universel n’aboutit qu’à des lois hagardes et bâclées, aussitôt oubliées que promulguées quand elles ne sont pas sapées, dès leur début, par l’amendement, ce fléau des assemblées législatives.

(…) La légende du 14 juillet, anéantie dans les faits par tous les historiens sérieux, donne cette journée comme une explosion spontanée de la colère populaire qu’animait l’esprit de justice. Rien de plus faux ; elle fut organisée par le duc d’Orléans [ franc-maçon ], aidé de Choderlos de Laclos, qui, par la suite devint secrétaire des Jacobins et rédacteur en chef de leur journal. Celui qui devait s’encanailler en Philippe- Égalité  [franc-maçon] disposait d’une énorme fortune, plusieurs millions de revenu et des recettes du Palais-Royal, bordels et tripots. Il avait eu la tête tournée par les acclamations de la populace à l’ouverture des États généraux. Il convoitait à la fois la reine et la couronne. Il avait, nous venons de le voir, commandé les piques destinées à promener les têtes du gouverneur de Launay, de Flesselles, de Foulon, Berthier et des autres victimes désignées.

Lui et Laclos devaient, aux 5 et 6 octobre de la même année, reprendre leur criminelle besogne, avec la ruée à Versailles d’hommes de main travestis en tricoteuses et que conduisait la putain Terwagne, dite Théroigne de Méricourt, la fille à tout faire de l’émeute et la meurtrière de François Suleau, l’héroïque directeur des Actes des Apôtres. Ce furent encore ces deux misérables qui organisèrent, aux portes de Paris, des fausses famines destinées à soulever la population.

La démocratie d’après 70 a pris à son compte cette légende, l’a enseignée dans les écoles, inculquée aux pauvres enfants qu’elle abrutit et qu’elle empoisonne, en leur représentant la Révolution de 1789 comme la fin de la barbarie et le début d’une ère nouvelle, alors qu’elle fut barbare par excellence et demeure la source de tous nos maux.

Aux apologistes de la Révolution, censée étape du « progrès » humain, il n’y a que deux noms à répondre André Chénier, un de nos plus grands poètes, Lavoisier, un de nos plus grands savants, l’un et l’autre guillotinés par la Bête surgie dans les Droits de l’Homme.

(…) A coup sûr n’a-t-elle [la République] pas besoin de religieux ni de religieuses (voir le pamphlet de Diderot) ni de rien de ce qui fait l’honneur et, malgré ses vicissitudes, la pérennité d’un peuple et de son langage.

Toute la soirée un garçon boucher se promena, avec la tête sanglante du gouverneur de Launay, félicité par les copains. C’était là une espèce de rite, pratiqué de nouveau au 10 août, avec la tête de Mandat, chef des défenseurs des Tuileries, aux massacres de septembre, avec la tête de la princesse de Lamballe, tranchée sur une borne de la rue Pavée-au-Marais, conduite au Temple avec stations dans les cabarets et présentée à la fenêtre de Marie-Antoinette épouvantée.

Après la décapitation rituelle on présentait à la foule les têtes des suppliciés et, si ceux-ci étaient de marque, le bourreau ou son aide les souffletait. Dans la dernière révolution espagnole, celle de 1936, on déterra des Carmélites, et on leur mit par dérision des cigarettes entre les maxillaires.

On sait qu’à la démolition de la Bastille il s’institua une vente de ses débris, considérés comme des amulettes. Les entrepreneurs durent faire ainsi une bonne opération. Ainsi se propagea la légende de la délivrance d’une tyrannie qui n’existait pas.

(…) La légende du 14 juillet ne s’est pas étendue au Tribunal révolutionnaire, création de Danton et que celui-ci maudit avant son exécution, d’ordre de Robespierre . La plaisanterie eût été un peu forte. M. Wallon a écrit, sur textes, l’Histoire complète du Tribunal révolutionnaire, ses effroyables séances, ses faux témoins, ses ignobles. jugements. Aucune réfutation n’était possible. Aucune n’a été tentée. En province des tribunaux analogues furent fondés et fonctionnèrent de façon identique. Là aussi la légende se tut. C’était ce qu’elle avait de mieux à faire. Ces tribunaux, souvent improvisés, arrêtaient les gens au petit bonheur, sur une simple dénonciation. Ce furent l’enfer des créanciers et le paradis des débiteurs.

Blanche Belleroy pour Royalistes.Net – Extrait de : « Deux idoles sanguinaires » de Léon Daudet

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Une réflexion sur “Prise de la Bastille : légende révolutionnaire – Léon Daudet

  1. Eu sunt cel care este uitat, dar nu te-am uitat, faceți bine

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