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Sermon audio du saint curé d’Ars | La Prière. Cinquième Dimanche après Pâques.

En vérité, en vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous l’accordera.[Épître de S. Jean, XVI, 23.]

 

Sermon du saint curé d’Ars | La Prière.
Cinquième Dimanche après Pâques. [V.B.]
Enregistrement audio. Durée 53:55.

« Je dis que, le matin, un chrétien qui désire de sauver son âme doit, dès l’instant qu’il s’éveille, faire le signe de la croix, donner son cœur à Dieu, lui offrir toutes ses actions, se préparer à faire sa prière.

Il ne faut jamais travailler avant de la faire ; mais la faire à genoux, après avoir pris de l’eau bénite, et la faire devant son crucifix.

Ne perdons jamais de vue, mes frères, que c’est le matin que le bon Dieu nous prépare toutes les grâces qui nous sont nécessaires pour passer saintement la journée ; parce que le bon Dieu sait toutes les occasions que nous aurons de pécher, toutes les tentations que le démon nous livrera pendant le jour ; et, si nous prions à genoux et comme il faut, il nous donne toutes les grâces dont nous avons besoin pour ne pas succomber.

C’est pour cela que le démon fait tout ce qu’il peut pour nous les faire manquer ou pour nous les faire faire mal ; étant très convaincu, comme il l’avoua un jour par la bouche d’un possédé, que s’il peut avoir le premier moment de la journée, il est sûr d’avoir tout le reste.

Qui de nous, mes frères, pourrait entendre, sans pleurer de compassion, ces pauvres chrétiens qui osent vous dire qu’ils n’ont pas le temps de prier !

Vous n’avez pas le temps ! pauvres aveugles ; quelle est l’action la plus précieuse, ou de travailler à plaire à Dieu et à sauver votre âme, ou d’aller donner à manger à vos bêtes qui sont à l’écurie, ou bien d’appeler vos enfants ou vos domestiques pour les envoyer remuer la terre ou le fumier ? Mon Dieu, que l’homme est aveugle !…

Vous n’avez pas le temps ! mais, dites-moi, ingrats, si le bon Dieu vous avait fait mourir cette nuit, auriez-vous travaillé ?

Si le bon Dieu vous avait envoyé trois ou quatre mois de maladie, auriez-vous travaillé ?

Allez, misérables, vous méritez que le bon Dieu vous abandonne à votre aveuglement, que vous périssiez. Nous trouvons que c’est trop de lui donner quelques minutes pour le remercier des grâces qu’il nous accorde à chaque instant.

– Vous voulez faire votre ouvrage, dites-vous. – Mais, mon ami, vous vous trompez grandement, vous n’avez pas d’autre ouvrage que de plaire à Dieu et de sauver votre âme, tout le reste n’est pas votre ouvrage : si vous ne le faites pas, d’autres le feront ; mais si vous perdez votre âme, qui la sauvera ?

Allez, vous êtes un insensé, quand vous serez en enfer, vous apprendrez ce que vous eussiez dû faire ; mais ce que, malheureusement, vous n’avez pas fait. »

 

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