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Sermon du saint curé d’Ars (audio) | La Persévérance – Deuxième dimanche après Pâques

saint curé d'ars 2

Sermon du saint curé d’Ars | La Persévérance.
Deuxième dimanche après Pâques.

« Mais, me direz-vous, qu’est-ce que c’est que persévérer ? – Mon ami, le voici. C’est être prêt à tout sacrifier : ses biens, sa volonté, sa liberté et sa vie même, plutôt que de déplaire à Dieu.

Mais, me direz-vous encore, qu’est-ce que c’est que de ne pas persévérer ? – Le voici. C’est de retomber dans les péchés que nous avons déjà confessés, de suivre les mauvaises compagnies qui nous ont portés au péché qui est le plus grand de tous les malheurs, puisque nous y avons perdu notre Dieu ; nous avons tourné contre nous toute sa colère, nous arrachons notre âme du ciel, nous la traînons en enfer. Plût à Dieu que les chrétiens qui ont le bonheur de se réconcilier avec Dieu par le sacrement de Pénitence, le comprissent bien ! »

[…]

« Ah ! plût à Dieu qu’il me fût permis de dessiner à vos yeux le désespoir d’un pécheur cité devant le tribunal de son juge, dont les mains sont garnies de foudres et d’éclairs, et de vous faire entendre ces torrents de malédiction : “Va, maudit réprouvé, va, pécheur endurci, va pleurer ta vie criminelle et tes sacrilèges. Oh ! ce n’est pas encore assez d’y avoir croupi pendant ta vie…”

Il faudrait les traîner jusqu’à la porte de l’enfer, avant que le démon les y précipite pour n’en sortir jamais, et leur faire entendre les cris, les hurlements de ces malheureux réprouvés et leur montrer à chacun la place qui leur est désignée.

O mon Dieu ! pourraient-ils encore vivre ? Un ciel perdu… Un enfer… une éternité… Ils ont méprisé, profané les souffrances… Ah ! que dis-je ? les souffrances, la mort d’un Dieu... Voilà la récompense de la persévérance dans le péché ; oui, voilà le sujet que j’aurais dû traiter aujourd’hui.

Mais vous parler de la persévérance, qui suppose une âme qui craint plus le péché que la mort même, qui passe ses jours dans l’amour de son Dieu ; une âme, dis-je, dépouillée de toute affection terrestre, dont les désirs ne sont que pour le ciel… Eh bien, où voulez-vous donc que j’aille ? Où pourrais-je donc la trouver, cette âme ! Ah ! où est-elle ? Où est la terre qui est si heureuse que de la posséder ? »

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