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La Contre-Révolution vs La Gouvernance Mondiale

M. l’abbé Barruel – Christian Lagrave –  » Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme « 

L’abbé Barruel, ses idées & leurs sources : Peu d’œuvres historiques ont été plus injustement attaquées que les célèbres « Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme » de l’abbé Barruel, et peu d’historiens sont plus vilipendés que leur auteur, par toute une tradition « universitaire » imbue de la « philosophie » des « lumières » & fortement inspirée par la franc-maçonnerie.

Il y aurait une passionnante étude à faire, qui consisterait à opérer la critique de ces « critiques », c’est-à-dire, à analyser leurs préjugés, démonter leur « raisonnement » & leurs prétendues preuves, vérifier systématiquement leurs assertions, et surtout, l’exactitude de leurs citations.

Nous avons personnellement entrepris cette analyse pour quelques-uns d’entre eux, et nous avons pu constater que, dès que l’on en fait l’examen attentif, leur argumentation s’effondre ; que plusieurs n’hésitent pas à faire œuvre de faussaire, en trafiquant les citations, et en faisant dire à l’abbé Barruel ce qu’il n’a jamais dit ; et enfin, que la plupart d’entre eux, n’ont jamais lu sérieusement l’abbé Barruel, mais qu’ils se bornent à se recopier aveuglément les uns les autres, sans la moindre honnêteté critique.

Aujourd’hui, notre propos sera plus simple : Montrer d’abord que l’abbé Barruel n’avait rien d’un pamphlétaire fantaisiste, mais qu’il était au contraire un historien, scrupuleux & expérimenté. Prouver ensuite que la thèse du complot n’est pas sortie de son « imagination fertile », mais qu’elle avait déjà été exposée par plusieurs observateurs  perspicaces & documentés, que l’abbé Barruel a su compléter, voire corriger, en s’appuyant sur des sources documentaires extrêmement sérieuses.

Christian Lagrave.
Introduction des « Mémoires de Barruel ».

 

« Enfanté peu d’années avant la Révolution Française, dans les conceptions d’un homme dont toute l’ambition semblait ensevelie à Ingolstadt dans la poussière des écoles, comment l’Illuminisme, en moins de quatre lustres, devint-il la redoutable Secte qui sous le nom de Jacobins, compte aujourd’hui pour ses trophées tant d’Autels écroulés, tant de Sceptres brisés ou morcelés, tant de Constitutions renversées, tant de Nations domptées, tant de Potentats tombés sous ses poignards ou ses poisons ou ses bourreaux, tant d’autres Potentats humiliés sous le joug d’une servitude appelée la paix, ou d’une servitude plus fleurissante encore appelée alliance ?

Sous ce même nom de Jacobins, absorbant à la fois, tous les mystères, tous les complots, toutes les sectes des Conjurés impies, des Conjurés séditieux, des Conjurés désorganisateurs, comment l’Illuminisme s’est-il fait cette puissance de la peur qui, tenant l’univers consterné ne permet plus à un seul Roi de dire : demain encore je serai Roi ; et pas à un seul peuple : demain j’aurai encore mes lois et ma religion ; pas à un seul citoyen : demain encore et ma fortune et ma maison seront à moi ; demain je ne me réveillerai pas entre l’arbre de la liberté d’un côté et l’arbre de la mort, la dévorante guillotine de l’autre ?

[…] C’est pour en triompher enfin à tout prix, non pour désespérer, qu’il faut étudier les fastes de la Secte. Je jette mes pinceaux et j’attends tranquillement aussi ma dissolution ; mais je gémis sur celle de la société, si je n’ai réveillé mes lecteurs sur les dangers, que pour les voir se replonger dans l’apathie, sous prétexte qu’il n’est plus temps de résister et d’éviter le sort que la Secte prépare aux Nations.

Non, soyez pour le bien aussi zélés qu’elle a su l’être pour le mal. Que l’on sache vouloir sauver les peuples ; que les peuples eux-mêmes sachent vouloir sauver leur religion, leurs lois & leur fortune, comme elle sait vouloir les détruire et les moyens de salut ne manqueront pas.

C’est dans l’espoir seul de contribuer au moins à leur recherche, que je consens encore à souiller ma mémoire et ma plume de ces noms de Weishaupt, d’Illuminés, de Jacobins et à fouiller encore leurs forfaits dans leurs annales.

L’ordre que je suivrai pour dévoiler les fastes de la Secte est celui de ses époques les plus remarquables. La première sera celle de Weishaupt jetant les fondements de son Illuminisme, formant autour de lui ses premiers adeptes, ses premières Loges, essayant ses premiers apôtres et les disposant à de grandes conquêtes.

La seconde sera celle d’une fatale intrusion, qui valut à Weishaupt des milliers et milliers d’adeptes, et que j’appellerai l’époque de la Franc-Maçonnerie illuminisée. Bien peu d’années suffisent à ces conquêtes souterraines ; la foudre des cieux en avertit la terre ; la Secte et ses conspirations sont découvertes en Bavière ; c’est le temps qu’elle appelle de ses persécutions ; les Puissances dans l’illusion le prennent pour celui de sa mort.

Retirée dans ses antres, mais plus active que jamais, de souterrains en souterrains, elle arrive dans ceux de Philippe d’Orléans http://bit.ly/1xYPzgx ; avec tous ses arrière-adeptes, il lui donne toutes les Loges de sa Maçonnerie Française. De cette monstrueuse association naissent avec les Jacobins tous les forfaits et tous les désastres de la Révolution. C’est la quatrième époque de l’Illuminisme ; c’est celle du lion qui sent ses forces arrivées ; il est sorti de sa caverne, il a rugi ; il lui faut ses victimes. Les Jacobins maçons illuminés quittent les Loges souterraines ; leurs hurlements annoncent aux Puissances qu’il est temps pour elles de trembler, que le jour des Révolutions est arrivé.

A cette époque enfin, la Secte commence l’exécution de ses complots ; celui-là seul sait à quel point la terre est condamnée à les voir s’accomplir, qui permit aux Jacobins de naître, comme il permet aux démons de la peste d’infecter les Empires, jusqu’à ce que son calice épuisé l’ait vengé d’une génération d’impies.

Je ne suis ni prophète, ni enfant de prophète, mais par tout ce que j’ai à dire des forfaits déjà commis par la Secte, il ne sera que trop facile d’augurer ceux qui lui restent à commettre, ceux qu’elle commettra, si les leçons que ce même Dieu a voulu nous donner ne disent ni aux Princes, ni aux Peuples ce qu’ils ont à faire eux-mêmes, pour mériter qu’il mette un terme à ce fléau. »

Abbé Augustin Barruel.
Extraits des « Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme ».

(Liens vers les 5 Tomes des « Mémoires pour servir à l’histoire du jacobonisme » en PDF.)
http://www.histoireebook.com/index.php?category/B/Barruel-Augustin

V. B. pour Royalistes.net
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