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La Contre-Révolution vs La Gouvernance Mondiale

La Paix du Roi – Ce qu’était un roi de France – Frantz Funck-Brentano

De saint Louis s’adressant à son fils, Philippe III : « Cher fils, s’il avient que tu viennes à régner, pourvois que tu aies ce qui à roi appartient, c’est-à-dire que tu sois juste, que tu ne déclines ni ne dévies de justice pour nulle chose qui puisse avenir. S’il vient devant toi querelle qui soit mue entre riche et pauvre soutiens plus le pauvre que le riche, et quand tu entendras la vérité, si leur fais droit. » (p.69)

« (…) Au début du XIIIe siècle, Philippe Auguste mourant disait à son fils Louis VIII :
« Fais bonne justice au peuple et surtout protège les pauvres et les petits. » (…) » (p.87)

Louis XV : « Les mérites de saint Louis s’étendent à ses descendants et nul roi de sa race ne peut être damné pourvu qu’il ne se permette ni injustice envers ses sujets ni dureté envers les petites gens. » (p.87)

La justice, nous explique l’historien, occupe une place centrale dans les fonctions royales. En l’absence de textes législatifs, les sujets de toutes conditions s’en remettent à l’autorité du roi pour les dépêtrer dans leurs conflits personnels ; et si, devant le poids que prendra cette charge avec le temps et le développement du royaume, si donc le roi se fait petit à petit assister dans ces fonctions, cette charge reste honorée personnellement par le roi au moins jusqu’à Louis XIV, au jugement duquel ses sujets recouraient encore en lui adressant des placets.

Cette autorité morale, comme nous le dit Funck-Brentano, va de paire avec l’incarnation paternelle du roi vis à vis de ses sujets.

Source texte : lepasgrandchose.fr

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